MILLE ET UNE QUESTIONS
Penserai-je souvent aux moments délicieux
Que nous avons passés tous les deux, nous aimant ?
Me noierai-je à nouveau dans tes yeux malicieux
Qui m'attirent tel que le fer l'est de l'aimant ?
Te reverrai-je encor', ravie dessus ta couche
Regardant en riant le ciel blanc de ton lit ?
Fermerai-je bientôt le dessin de ta bouche
Taisant tous les mots fous que parfois tu me dis ?
Sentirai-je longtemps la pression de tes doigts,
De tes lèvres offertes et ton parfum si doux ?
Garderai-je toujours ce souvenir de toi
Qui resserre ma gorge quand je pense à nous ?
Comblerai-je jamais par une autre présence
Le vide de ma vie quand tu es loin de moi ?
Supporterai-je un jour le poids de ton absence
Qui m'écrase un peu plus quand je suis loin de toi ?
Aurai-je encor' une fois cette envie un peu folle
D'enlacer une femme qui ne serait pas toi ?
Oserai-je chercher une nouvelle idole
Qui n'aurait ni tes yeux ni le son de ta voix ?
Serai-je de nouveau passionné comme tout
Par une autre que toi, par un semblant de toi ?
Et perdrai-je le coeur et l'esprit, comme fou,
De ne pas avoir su te garder près de moi ?
Y aura-t'il encore un amour dans ta vie,
Un amoureux fidèle, éperdu, fou de toi ?
Te rappelleras-tu tendrement que je vis
Et s'il n'y en a qu'un, serai-je celui-là ?
Ces questions angoissées que souvent je me pose
Et qui n'ont de réponse que la grande inconnue,
De l'espace et du temps elles en sont la cause
Aussi je les oublie, fort de t'avoir connue !
Car pour toute ma vie, Madie, ton souvenir
Est gravé à jamais dans ma chair et toujours
Il me fera pousser quelques petits soupirs
Quand je dirai de toi : Madie de mes amours !

