SOLITUDE

Quand je suis seul je pense à toi,
Chose naturelle pour moi
Puisque tu es ma seule joie
Dans cette vie qui me déçoit !
Allongé sur cette colline
Je vois le ciel où je devine
Ton visage qui me sourit
Ta joie rayonne et m'envahit !
Image fugitive troublée par quelques bruits :
Une feuille qui tombe, un oiseau qui s'enfuit,
Le vent dans les sapins ou un chien qui aboie,
Détournent par instant mes yeux posés sur toi !

Mais bien vite je te reviens.
Hélas ! Cela ne sert à rien !
Car dans l'azur, toi tu n'es plus,
Ta belle image a disparu.
Alors à regret je me lève,
Pour recommencer mon beau rêve
Marchant je foule l'herbe tendre,
Sans rien voir ni sans rien entendre !
Quand parfois près de moi passe un beau papillon,
Jolies feuilles vivantes volant sans raison,
Je me rappelle la vie qui courait sous mes doigts
Quand je te tenais très fort serrée dans mes bras !


Tout à coup je me sens si las,
Que sans force je stoppe mes pas
Car si loin de toi je me meurs,
Alors je m'arrête et je pleure !
Et le temps avec les nuages
Passe dessus mon coeur en nage !
Mais bientôt je te reverrai,
Bientôt je te retrouverai.
Et cette pensée suffit, ô ravissement,
À essuyer mes pleurs du coeur joyeusement.
Car demain je sais, tes yeux pour toute parole
Laisseront de joie, des larmes sur mon épaule !


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