FEMMES   EXOTIQUES

 

 

 

 

Un jour j'ai visité un pays exotique

Où paysage et gens sont vraiment inquiétants

Car le mode de vie vraiment énigmatique

Reflète la folie de tous ses habitants !

 

Surtout pour les femmes, quand vous les regardez,

C'est leur accoutrement qui toujours vous surprend.

Surtout ne jouez pas à les dévisager,

Vous êtes surveillé, votre tête en dépend !

 

Car les femmes du coin ressemblent à des momies,

Sans bouger, sans parler, mais sans les bandelettes ;

On ne peut rien savoir de leur anatomie

Puisqu'elles sont voilées des pieds jusqu'à la tête !

 

Ce sont de véritables fantômes qui passent !

On ne peut pas parler de tenues romantiques ;

Avec leur drap dessus, petites ou gigasses

N'engendrent pas du tout des idées érotiques.

 

On ne peut pas parler de la couleur des yeux,

De la longueur du nez, de la forme des lèvres,

De la beauté  du front, de leur cou délicieux,

De leurs petites dents ou de leur bec-de-lièvre !

 

Leur linceul cache tout, ce sont des mort-vivants

Qui passent dans la rue comme de vrais zombies ;

Elles regardent droit et ne voient que devant,

Ce sont des Belphégor qui ont mis leur habit !

 

L'ouverture devant est souvent grillagée

Elles sont en prison, derrière des barreaux ;

Pourquoi pas barbelée ou même électrifiée ?

De les voir sautiller ce serait rigolo !

 

Avec leur masque elles sont comme les chevaux

Puisqu'elles ne voient pas du tout sur les côtés ;

Pour ça elles se font souvent briser les os

Pour ne pas avoir vu des engins arriver !

 

Moralement parlant, les femmes sont punies :

N'ayant que des devoirs, elles n'ont aucun droit !

Obéissant au père, au frère ou au mari,

Les femmes ne sont rien quand les hommes sont rois !

 

Elles n'existent pas : quantités négligeables,

Ne doivent pas sortir, ne doivent pas parler ;

Esclaves, maltraitées : quantités corvéables,

Même les chiens chez nous sont mieux considérés !

 

Question mentalité, l'homme est très arriéré,

En conservant toujours l'esprit phallocratique ;

Ne s'étant pas ouvert aux esprits éclairés,

Il est toujours resté au paléolithique !

 

Dommage pour les femmes qui vivent là-bas,

Nous aimerions les voir moins caparaçonnées,

En enlevant le haut et puis aussi le bas,

Ce qui leur permettrait de bien nous étonner

 

Car si elles ôtaient cette burka ignoble,

Cette toile dessus qui sert à les bâcher,

Nous nous rendrions compte que leur corps est noble :

Et serions éblouis par leur beauté cachée !

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